dimanche 23 septembre 2012

Nombreuses réunions, rassemblements, débats et revendications à venir. Essai pour tout regrouper dans cet article. Pour ne rien perdre de vue, voici le sommaire :

- depuis le mois d'août, une vingtaine de personnes sans papiers sont à la rue, dont des femmes enceintes, quelques enfants, dans l'attente pour la plupart de l'instruction de leur dossier de demande d'asile. Certains ont trouvé un refuge précaire à l'école Levot, d'autres tantôt dans les couloirs de l'AFTAM à même le sol, tantôt à la mairie, au gymnase Tissot, à l'UBO et aux dernières nouvelles au Mac Orlan dont la direction a refusé que les policiers procèdent comme d'habitude à une expulsion. Nous réclamons, aux côtés des CasssPapiers, un accueil plus digne dans notre ville de tous les sans abris de toute origine qui viennent frapper à nos portes. Quelle sorte de nantis sommes-nous pour nous calfeutrer dans notre confort quand d'autres n'ont rien et que l'hiver arrive. Des logements pour tous et toutes, tel est le titre du document ci-joint + un texte de RESF (réseau éducation sans frontières). A noter la date du prochain rassemblement : mercredi 26 septembre à 18 heures, Place de la Liberté, juste avant la grande soirée débat en présence de Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien emprisonné 7 ans par Israël, cette soirée a lieu à la salle des conférences de la Mairie et est organisée par l'association France Palestine Solidarité (entrée libre).

- Contre le vote des députés qui veulent accepter le pacte budgétaire européen instituant la Règle d'Or et l'intégrant à notre constitution. Loin d'être un gouffre notre dette actuelle de 86 % du PIB (80 % pour l'Allemagne) doit être étalée sur 7 ans, délai sur lequel il est prévu qu'elle soit payée, ce qui la rend beaucoup plus acceptable (on est bien plus bas que les 30 % d'endettement mensuel acceptés par les banques françaises pour les ménages). Ce qui l'est moins ce sont les intérêts réclamés qui dépassent annuellement le budget de l'Education Nationale. Nous pouvons politiquement opter pour d'autres mises en œuvre de crédits envers les Etats sans passer par la case "Enrichir la finance" au passage. Voir la réaction de l'Islande après sa faillite, et son redressement après avoir momentanément renationalisé ses banques. Cela nous renflouerait un peu et permettrait aussi une politique de redistribution bien plus juste. Donc les solutions hors austérité ne manquent pas à commencer par des impôts sur le revenu plus progressifs et en hausse pour les mieux lotis, ainsi que l'investissement dans la transition écologique (énergie, agriculture....) afin de donner du sens à la croissance que d'aucuns appellent de leurs vœux.  Donc dans l'immédiat demandons à nos parlementaires de refuser de voter ce pacte budgéraire ! Une réunion publique est prévue à Brest pour en discuter Lundi 24 septembre à 20 heures, à la Maison des Syndicats, ainsi qu'un départ en car dimanche 30 septembre au petit matin (à 5 heures, devant la Maison des Syndicats) pour la manifestation nationale à 13h30 à Paris à Nation.

- Près de chez nous, les plans sociaux se multiplient (Doux, Peugeot, sous traitants, chômage partiel chez Jabil...). Ci-dessous un tract du Front de Gauche Rennes en soutien à Peugeot, à leurs revendications et leurs luttes. Nous refusons la politique de ceux qui s'enrichissent à coups de subventions nationales et européennes puis laissent tomber les usines quand ils ont bien pressé le citron.

- enfin un tract sur la santé qui rappelle les menaces en cours sur sur notre sécu, fleuron mondial de la protection sociale qui est lui aussi toujours aussi malmené.


- pour finir lalettre de rentrée de la FASE.


dimanche 1 juillet 2012

De moins en moins de solutions pour les demandeurs d'asile sur le département et ailleurs !!!

Faute d'une réelle volonté politique d'ouvrir de nouvelles structures d'accueil permettant de recevoir décemment les familles (et aussi les célibataires) en leur assurant un accueil stable et sécurisé pendant l’étude de leur dossier comme le veut la convention de genève (1953), les trop maigres budgets alloués par l'Etat ont fondu dans le paiement d'hébergements précaires et de surcroit plus onéreux (nuitées d'hôtel).
Indignés, nous réclamons des garanties pour le droit d'asile, un des plus anciens droits reconnus dans notre pays. Comme nous l'avons écrit dans notre programme "l'humain d'abord", nous demandons la restauration de ce droit essentiel. A cette fin, nous demandons 
    - que l'OFPRA (office français de protection des réfugiés et apatrides) soit déconnecté du ministère de l'Intérieur et rattaché au ministère des affaires étrangères  ;
    - qu'un nombre de places suffisant soit créé dans les centres d'accueil ;
    - que les réfugiés aient le droit de travailler pendant la période d’étude de leur dossier.
Dans l'urgence, nous soutenons la réclamation d'une prise en compte des besoins d'hébergement en centres d'accueil dans la révision programmée cet été du budget de l'Etat.




Des logements pour tous et toutes,

avec ou sans papiers !




Le logement est un droit. L'Etat français, qui a ratifié la convention de Genève, a même l'obligation légale de loger les demandeur-se-s d'asile.

Avant 2009, les personnes qui voulaient demander l'asile en Bretagne pouvaient le faire dans toutes les grandes villes de la région. Depuis 2009, elles ne peuvent plus le faire qu'à Rennes. Si bien que presque toutes les places d'hébergement ont été fermées hors de l'Ille-et-Vilaine, sans pour autant entraîner d'augmentation des moyens dans ce département ! Aujourd'hui, plus de 300 personnes étrangères vivent à la rue ou dans des squats à Rennes.
Depuis un an, le préfet de région envoie vingt personnes par mois dans chaque département breton. Vingt personnes, c'est très peu dans un département d'un million d'habitant-e-s. Mais même pour vingt personnes, l'Etat ne veut pas trouver de solutions de logement durables.
Depuis l'été dernier, à Brest, des personnes étrangères en demande de papiers, dont une grande partie sont demandeuses d'asile politique, sont abandonnées à la rue, parfois avec des enfants. Ces personnes ne trouvent souvent pour dormir que le hall d'entrée de l'AFTAM (association mandatée pour accueillir et accompagner les demandeur-se-s d'asile à leur arrivée à Brest). Face à cette situation, des occupations de bâtiments publics (CDAS, Conseil Général, Mairie, sous-préfecture, BMH) ont déjà eu lieu avec les personnes concernées, pour exiger des logements. Les solutions alors obtenues sont toujours précaires, de courte durée et parfois loin de Brest où les enfants sont scolarisé-e-s.
Ces dernières semaines, de nouvelles familles et personnes isolées ont été mises à la rue. D'autres ont été envoyées en camping à l'autre bout du département, loin des structures qui les soutiennent et des réseaux qu'elles ont constitués.
Pour se mettre à l'abri et pour obliger les pouvoirs publics à les loger, les personnes concernées et leurs soutiens occupent le gymnase de l'Harteloire. Actuellement, plus d'une trentaine de personnes concernées participent à l'occupation. Le nombre de personnes concernées ne cesse d'augmenter au fur et à mesure que la Préfecture cesse de prendre en charge les hébergements. Et il paraît que d'ici peu il n'y aura plus aucun hébergement en hôtel parce que les places seront prises par... les touristes pour Brest 2012 ! Une centaine de personnes hébergées seront alors à la rue.
On nous répète que le budget pour l'hébergement d'urgence est épuisé depuis le 31 mai. L'Assemblée Nationale va se réunir début juillet pour revoir le budget 2012. Des moyens pour des logements durables doivent être une priorité.
Devant l'urgence de la situation, des collectifs et des organisations des villes de Brest, Quimper et Rennes organisent des manifestations le samedi 30 juin. Partout en Bretagne, réclamons :
Des logements pour tous et toutes, avec ou sans papiers


Manifestation

Samedi 30 juin à 15h, Place de la Liberté à Brest


Premiers signataires : Casss papier, Urgence Un toit pour tous Cornouaille, UEP, SUD/Solidaires, FSU, Europe Ecologie Les Verts, UDB, POI, Alternative Libertaire, PCF, Les Alternatifs, FASE

dimanche 10 juin 2012

7 EXIGENCES POUR LES LEGISLATIVES

GROUPE DOUX, REVENDICATIONS



Ci-dessous un communiqué des Alternatifs que nous relayons et auquel nous souscrivons. 

Notons aussi les répercussions sur Brest où les activités du port sont pour 18 % liées à l’activité de l’entreprise DOUX. 
 
Ajout liste débat FASE : 

"Compte tenu de tout ce que cette entreprise a touché d’aides de l’Etat*, de la région (et aussi par ces biais de l’Europe) et des départements, elle relève d’être expropriée, mise sous un statut de propriété publique. Ses dirigeants doivent être poursuivis de façon à ce que leurs biens servent dans la mesure du possible à la lutte contre les nuisances provoquées et participent ainsi à toutes les bonnes idées de reconversion".


* 1 milliard d'Euro en 15 ans

Communiqué des Alternatifs :



 Doux : dure est la chute pour les salariés et pour les paysans,  victimes de la gestion et de la stratégie hasardeuses d'un patron omnipotent, et du laxisme des pouvoirs publics.

3500 emplois salariés menacés, au total près de 10 000 emplois  directement ou indirectement concerné. les fournisseurs et 800 producteurs sans garanties quant à leur avenir ! La mise en règlement judiciaire du groupe Doux a des allures de séisme en Bretagne. 

Les difficultés de trésorerie qui ont provoqué cette déclaration proviennent de deux choix stratégiques totalement erronés :

- Premier choix : l'achat en 1998 du Brésilien Frangosul, très gros producteur de poulets mais actuellement en redressement judiciaire et repris, sauf ses dettes, par le géant de l'agro-export brésilien, JBS Friboi. Cet achat était destiné à conserver le poids de Doux dans le poulet standard fortement exporté au Moyen Orient, mais désormais surtout par le Brésil.

- Second choix, lié au premier : production et exportation, y compris avec de l'aliment du bétail en grande partie importé (soja), d'une production standard, de qualité médiocre, le tout avec le concours des pouvoirs publics, notamment grâce à un important financement européen. La pression sur les prix de la grande distribution n'est pas non plus pour rien dans cette situation.

SAUVER LES EMPLOIS, PAS MONSIEUR DOUX


Il ne s'agit pas aujourd'hui de trouver une solution pour remettre en selle la famille Doux, ou pour permettre le rachat par l'un des deux concurrents sur le marché. Plutôt que de venir au secours de Monsieur DOUX, il est temps pour les pouvoirs publics de faire l'inventaire de ce délire « agro-polluo-financier » et de demander des comptes: Que sont devenus les millions d'euros de subventions, comment les récupérer pour payer une partie de la casse
sociale ?

La  probable restructuration de ce groupe, voire sa possible liquidation, auraient des conséquences dramatiques considérables sur l'ensemble du tissu économique en Bretagne. Les Alternatifs expriment leur totale solidarité envers les salariés et les éleveurs sous contrat qui subissent la politique de cette entreprise depuis trop longtemps. Le maintien de l'activité doit permettre de répondre rapidement à un double objectif : maintien de l'emploi et des revenus de tous les salariés et des paysans, le tout dans une perspective rapide de reconversion écologique de cette filière avicole.

POUR UNE RECONVERSION SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE

Le nécessaire soutien aux travailleurs ne doit pas nous dispenser de la critique du modèle économique développé par le groupe Doux, champion toute catégories de la captation des subventions de la Politique Agricole Commune.

Doux est, en matière d'élevage, l'archétype de l'inacceptable :

- Politique d'intégration de tous les acteurs de la filière étranglant les producteurs et les réduisant au statut de quasi esclaves, aux antipodes de toute idée de coopération, d'autogestion.
- Recours abusif au transport : importation d'aliment, exportation de matière carnée.
Il faut favoriser les circuits courts, produire local, en finir avec la mono-activité, rompre avec la folie écologique et sociale de l'élevage en batterie, qui produit des pollutions qu'on ne sait comment résorber :  concentrations en azote et en phosphore; usage permanent d'intrants, antibiotiques présentant de nombreux dangers (par effet de mutation, de résistance bactérienne), conditions d'élevage souvent abominables.
Dans ce système, le bien être humain et animal ne sont abordés que lorsqu'ils pénalisent la rentabilité... toute une philosophie.

Il est temps de promouvoir un nouveau modèle industriel et agricole respectueux des hommes et de l'environnement, respectueux de normes éthiques concernant les conditions d'élevage.
L'heure est à la formation et à l'installation de paysans qui soient capables de nourrir les hommes sans détruire la terre.

Il y a urgence à engager, sous le contrôle des salariés, des éleveurs et des consommateurs, un plan de reconversion sociale et écologique. qui se donne comme priorités la pérennité d'emplois durables, la garantie d'un revenu décent pour tous, la valorisation de productions de qualité. Il est l'heure de planifier un nouvel usage des terres pour nourrir sainement la population.


 

lundi 4 juin 2012

ASSEMBLEE CITOYENNE AGRICULTURE PLABENNEC LUNDI 4 JUIN 20 HEURES

Pour les élections présidentielles puis législatives, nous avons mis en œuvre un certain nombre d'assemblées citoyennes, lieux de débat afin de faire connaître, évoluer le programme l'Humain d'Abord du Front de Gauche. C'est aussi l'occasion d'entendre les attentes, parfois très spécifiques selon les territoires. 

En préambule à cette assemblée, quelques éléments significatifs de l'impasse vers laquelle évolue à grands pas ce grand pan de notre économie.

L'avenir des emplois sur le département et dans toute la France passe par une reprise en main de l'agriculture en la libérant de la logique capitaliste. Nous devons trouver les solutions pour la rendre durable et garantir la qualité des produits qu'elle souhaite nous proposer, rétablir une agriculture paysanne, des circuits courts. Permettre l'installation des jeunes, leur transition vers l'agriculture biologique. Nous devons augmenter le pouvoir d'achat des acheteurs afin de garantir des revenus décents aux paysans soumis actuellement à la pression perpétuelle et écrasante de la grande distribution.

Dans le département, un collectif s'est mis en place pour revendiquer la souveraineté alimentaire et interpeler sur la faim ici (8 millions de personnes concernées en France) et dans le monde, sur le mode de production agricole qui doit être juste et durable. Nous cautionnons complètement cette démarche.

Dans le même temps, en France, circule un film "Ils nous accuseront", qui dénonce l'utilisation abusive de pesticides et les cancers induits tant dans le monde agricole que vis à vis des riverains des zones traitées.

En Europe, la nouvelle PAC (politique agricole commune) se met en place pour 2013. Elle est toujours en  discussions. Si elle s'est un peu verdie, la répartition des subventions (570 Millions d'Euro en Bretagne) demeure un sujet épineux. Quels objectifs se donne t'elle ? Elle ne doit plus continuer à favoriser la concentration des productions, dans des fermes toujours plus grosses, gérées comme des entreprises.

Au niveau mondial, des millions d'hectares continuent à changer de main dans les pays pauvres dénonce le journal Ouest France du 12 mai dernier.  Ainsi les paysans éjectés de leurs terres ne peuvent plus jouer leur rôle, c'est à dire nourrir les populations. Tandis que la spéculation sur les matières premières agricoles provoque sans scrupules nombre de famines, on parle même de véritables génocides.

Revenons sur le Finistère qui a perdu en 50 ans 75 % de ses producteurs. L'agroalimentaire (70 000 emplois en Bretagne) perd aussi des emplois, voir les craintes qui pèsent aujourd'hui sur le groupe Doux, placé en redressement judiciaire la semaine dernière. Doux, qui a misé sur la rentabilité immédiate et le court terme au Brésil, et gros récepteur de subventions à l'export notamment, sans tenir compte des risques sociaux ici et là bas, sans se soucier dans tous ces déplacements, ces concentrations, de l'impact sur l'environnement. Tout le monde connait ici la politique salariale de cette entreprise, le peu de considération dont elle fait preuve; nous sommes très soucieux de l'avenir des salariés de toute la filière. Nous ne souhaitons pas une solution qui prolonge de tels agissements. Par ailleurs, il reste dans le département 30 000 Paysans, qui ne seront plus que 20 000 dans 10 ans si nous ne bougeons pas. Les jeunes ont de plus en plus de mal à s'installer, car ils doivent s'endetter tout en restant soumis aux aléas du marché financier mondial qui peut réduire leurs efforts à néant. On l'a bien vu pendant la crise du lait où la concurrence, notamment australienne, a provoqué des productions à perte. Malgré le grenelle de l'environnement et ses belles promesses, le bio peine à émerger alors que la demande de proximité explose. Peu de petites parcelles sont disponibles par ici. Peu de soutiens à l'installation. Pourtant le retour à une agriculture paysanne permettrait de créer 70 000 emplois dans le département (Confédération paysanne), c'est ce avenir qui nous semble prometteur y compris pour la filière de la volaille.

Le Front de Gauche veut libérer l'agriculture du capital et prône la souveraineté alimentaire des peuples. Les députés doivent être présents en nombre suffisant à l'Assemblée Nationale pour peser dans ce sens. Nous devons entraver la pression insoutenable exercée par la grande distribution sur l'agriculture. 

A côté de ces actions nationales et internationales (droit de véto au  FMI, sortie de l'OMC), nous devons aussi nous pencher sur les alternatives en œuvre ici. Elles sont nombreuses et variées (AMAP, développement de circuits de producteurs locaux...., monnaie locale comme l'Heol à Brest). On peut déjà soutenir ces "radeaux" comme les nomme Paul Ariès dans son dernier ouvrage "le socialisme gourmand". On peut aussi agir au niveau de la protection des terres agricoles, des zones humides, prairies....cf Notre dame des landes, du côté de Nantes, et plein de quartiers en projet près de chez nous (vallée du Costour, du Restic à Brest, nouveau "éco"quartier à Daoulas. L'étalement urbain, c'est 24 m² qui disparaissent par seconde en France, soit un potentiel de production de 59 baguettes....Arrêtons l'extension horizontale des villes !


mercredi 30 mai 2012

RASSEMBLEMENT POUR LES SANS PAPIERS CE SOIR !!

Collectif d’Actions, de Soutien et de Solidarité avec les personnes Sans-Papiers (CASSS-PAPIERS)
cassspapier@no-log.org / cassspapier.gwiad.org :

17 DEMANDEURS D’ASILE A LA RUE AUJOURD’HUI’, 118 DEMAIN ?
Un toit c'’est un droit !

Depuis l'été dernier, à Brest, des personnes étrangères en demande de papiers, pour la plupart demandeuses d'asile politique, sont abandonnées à la rue, parfois avec des enfants. Ces personnes ne trouvent souvent pour dormir que le hall d’'entrée de l’'AFTAM (association mandatée pour accueillir et accompagner les demandeurs d'asile à leur arrivée à Brest).
Face à cette situation, depuis plusieurs mois, le CASSS-PAPIERS (Collectif d’Action, de Soutien et de Solidarité avec les Personnes Sans-Papiers), et les personnes concernées, ont occupé plusieurs lieux publics pour demander des logements. Pour l’'instant, ces luttes ont toujours débouché sur une solution d'’hébergement.
Depuis deux semaines ce sont 17 personnes (dont 8 enfants) qui dorment dans ce couloir de 10m² ! Et l'Etat ne leur propose aucune solution d'hébergement. C’est pourquoi nous occupons la mairie de Brest, afin que celle-ci fasse pression sur l'’Etat pour qu'’il loge ces personnes. Car le logement est un droit. L'’Etat a même l’'obligation légale de loger les personnes demandeuses d’asile.
Comme si la situation n’'était pas assez dramatique, d’'autres personnes logées en hôtel jusqu’'à maintenant ont reçu des avis annonçant la cessation du paiement de leurs hôtels pour jeudi  31 mai, c’est-à-dire leur mise à la rue pure et simple. Ce sont 118 personnes qui sont  potentiellement concernées.
Mais où s’'arrêteront-ils ?!
Le préfet nous dit que les caisses sont vides. Pourtant des solutions existent et ne constitueraient qu’'une application des droits existants : le préfet a un pouvoir de réquisition, et ce ne sont pas les logements vides qui manquent dans une ville comme Brest…
Pour que cessent ces situations intolérables, et pour obtenir :
Des logements pour tous et toutes
Français-es ou étranger-e-s, avec ou sans papiers

RASSEMBLEMENT
Place de la Liberté jeudi 31 mai à 18h.

A lire cette semaine dans la revue Politis LE dossier sur les immigrés qui se penche sur ce que pourrait être une autre politique d'immigration, loin des stigmatisations du FN reprises sans discontinuer par le précédent gouvernement. Ce serait avant tout une politique qui traite des causes et donc des déséquilibres Nord-Sud que les pays riches ne cessent d'aggraver.

En complément à cette manifestation impérativement nécessaire, soyons dans la rue aussi souvent que possible pour provoquer une vraie politique de gauche, de partage et de justice. 
Soyons dans les urnes les 10 et 17 juin pour un Front de Gauche représentatif qui pèse à l'Assemblée Nationale.
Ci-joint un test à consulter sur les premières réformes que nous souhaitons voir abrogées, sondage paru dans Bastamag.